L’atelier est réservé aux enfants de 3 à 5 ans. Les enfants doivent également s’y inscrire afin de le suivre régulièrement. Nous avons plusieurs demi-journées réservées à ce groupe d’âge (voir tableau des fréquentations sous « nos infos utiles). Le programme de l’atelier comme celui de l’espace-jeux est, bien évidemment, adapté au niveau de développement des enfants.

L’adaptation

En ce qui concerne l’atelier, l’adaptation est, la plupart du temps, plus facile que chez les tout petits. Cependant, si quelques enfants peuvent avoir des difficultés, nous appliquons les différentes méthodes décrites dans l’espace-jeux.

La socialisation

1. Les interactions entre enfants

C’est aux environs de 4 ans que les interactions entre pairs se multiplient. De l’activité solitaire ou parallèle (les enfants jouent à la même chose mais chacun pour soi) l’enfant passe à une collaboration avec les autres. La période des copains fait son apparition. C’est le plus souvent dans le jeu libre que se forment les échanges : négociations, conflits, aides, etc…. L’enfant doit apprendre ainsi à gérer sa place au sein du groupe.

2. Les règles du groupe et le respect d’autrui

Respecter le jeu d’autrui, apprendre à régler les conflits sans taper, ne pas lancer des objets, obéir aux consignes de l’éducatrice, écouter l’autre, etc…, comme dans tout lieu d’accueil de la petite enfance, il existe certaines règles à suivre. Petit à petit, nous amenons chaque enfant à les respecter en tenant compte, bien sûr, du potentiel de chacun, de son caractère et de sa sensibilité.

L’apprentissage de l’autonomie

Le  » faire tout seul  » n’est pas seulement arriver à s’habiller sans aide, prendre soin de ses propres affaires mais également faire le choix d’une activité, demander de l’aide en cas de besoin, etc… L’autonomie est tout autant la capacité de faire seul des actes de la vie quotidienne que de prendre la décision d’entreprendre quelque chose.
C’est dans un contexte sécurisant et motivant et en étant reconnu comme  » sujet  » que l’enfant peut acquérir petit à petit cette autonomie.

Les activités psychomotrices

De très nombreuses activités permettent à l’enfant de développer son éducation psychomotrice. Nous citerons les principales qui sont les suivantes :

1. Le developpement moteur

L’enfant de 3 – 5 ans possède déjà une bonne tonicité musculaire, des automatismes, la locomotion et la préhension, l’aptitude à imiter et à créer des mouvements divers. Deux types d’activités lui sont proposées : les activités motrices globales afin de développer ses capacités corporelles (courir vite/lentement, sauter à pieds joints, sur un pied, suivre une ligne, un parcours, etc…) et les activités de motricité fine, qui sont des pré-requis à l’écriture, (poinçonner, dessiner une image sans dépasser, comptines à doigts, enfilage, etc…)

2. Le schéma corporel et l’image de soi

Le schéma corporel concerne la connaissance que l’on a de son corps et, par extension, de soi-même.
C’est en premier lieu par la sensation et l’expérimentation avec l’environnement (l’enfant qui n’arrive plus à se placer dans un petit carton se rend compte de sa grandeur) que l’enfant prend conscience de son schéma corporel. Ensuite, petit à petit, l’enfant fait connaissance des différents membres de son corps, de leurs situations, de leurs articulations entre eux et apprend à les verbaliser (ce qui lui permet de prendre une distance par rapport à la perception = représentation mentale). Ainsi, par exemple, c’est en dessinant un bonhomme que l’enfant nous permet de constater l’évolution de la représentation mentale de son corps. Les activités concernant ce sujet sont diverses : comptines pour apprendre les parties de son corps, jeu du miroir, relier un vêtement à la partie correspondante du corps, trouver plusieurs façons de lancer une balle, imitation corporel d’un animal, etc, etc…

3. La structuration spatio-temporelle

La structuration spatiale concerne les liens qui existent soit entre l’être et son environnement soit entre les divers éléments de cet environnement. Diverses activités contribuent à développer ce sujet : l’exploration de l’espace (marcher sur une ligne, courir sans dépasser un point, etc.), se situer dans son environnement ( se cacher sous une couverture, imiter l’animateur, etc.), mémorisation des notions spatiales ( ranger les objets au bon endroit, jeu de Kim : découvrir l’objet qui a disparu, etc…), apprentissage des termes spatiaux (vocabulaire : sous, dessus, à côté, etc…), orientation du corps et des objets dans l’espace (trouver l’enfant qui n’est pas dans le bon sens, entourer les objets qui vont dans le même sens, etc…), mémorisation d’un trajet, etc…
La structuration temporelle, quant à elle, concerne la perception que l’enfant a du temps. La notion du temps est une notion abstraite et il n’est pas toujours aisé de la faire percevoir à l’enfant. A cet âge, les principales activités que l’on peut avoir à ce sujet sont : courir vite ou lentement, marcher au rythme d’une chanson, notions de  » plus jeune, plus vieux « , des saisons, d’avant/après, d’aujourd’hui, d’hier et de demain, etc.

Les activités créatrices

Les activités créatrices sont divisées en deux groupes : les ateliers libres et les activités dirigées.
Les ateliers libres sont des ateliers mis à disposition et auxquels les enfants peuvent prendre part ou non. Selon les semaines plusieurs espaces sont ouverts comme la peinture, la colle, la pâte à modeler, le découpage, les clous, etc…
Les activités dirigées sont, quant à elle, définies, la plupart du temps, par un thème (observation d’un animal, d’une saison, des parties de son corps, etc…) ou dans un but (développement corporel, acquisition de nouvelles connaissances, préparation de spectacle, de fête, etc…).

Les chansons et les jeux d’écoute

L’enfant aime chanter et comme dans toute structure d’accueil pour la petite enfance, nous apprenons des chants. Dans la mesure du possible, ils sont en rapport avec la saison ou les événements du moment.
Nous organisons également des jeux d’écoute, ceci afin d’affiner l’oreille de l’enfant et d’améliorer sa concentration (jeux de cloches, reconnaissance d’un instrument, jeu de sons dans l’espace, etc…)

Les histoires

Les enfants de l’atelier sont également très friands des récits et c’est la raison pour laquelle, chaque jour, nous leur racontons une histoire.
Raconter une histoire permet d’établir un meilleur contact avec les enfants, de mieux connaître leurs sentiments, leurs goûts ou leurs frayeurs. Le récit permet également d’enrichir leurs vocabulaires, leurs connaissances, leurs visions du monde mais aussi d’aborder des sujets difficiles (peurs, mort, violence) sans que l’enfant soit terrifié comme c’est plus souvent le cas avec la télévision.